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Estacade du pont Champlain
Historique
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Construction (1964-1965)
Les
risques d'embâcles et d'inondations dans la région de Montréal ont été
accrus par la construction des îles de l'Expo 67 puisque ces dernières réduisaient
la largeur des différents bras du fleuve Saint-Laurent.
Pour résoudre le problème, on construisit un ouvrage de régulation des
glaces, l'estacade du pont Champlain, en aval du bassin de Laprairie. Il
fut complété en 1965.
Les travaux de conception ont été exécutés par Lalonde, Valois,
Lamarre, Valois et Associés et les travaux de construction ainsi que les
éléments préfabriqués, par l'entrepreneur Dufresne Engineering Co.
Ltd. Le contrat incluait également des travaux pour la rampe d'accès
du côté de l'Île-des-Sœurs ainsi que pour les voies d'accès à partir
et autour du pont. L’entrepreneur Dufresne Engineering Co. Ltd. a
également effectué les travaux de remplissage et a construit le quai des
ateliers et garages situés sur la berge, à l'extrémité sud de
l'estacade.

Objectifs
visés par la construction de cette structure :
-
Permettre
la formation hâtive d'un champ de glace couvrant le bassin de
Laprairie.
-
Retenir
et emmagasiner la glace qui se forme de façon continue au cours de
l'hiver dans les eaux libres des rapides de Lachine et de l'aval du
lac Saint-Louis.
-
Diminuer
la superficie des régions à l'eau libre productrices de nouvelle
glace.
-
Contrôler
la débâcle printanière.
L'estacade
est constituée de 72 piliers de béton et de 2 culées reposant sur le
roc. Des poutrelles flottantes ou vannes, qui avaient pour rôle de
retenir les glaces dans les travées de 88 pi (27 m), pouvaient à
l’origine être déplacées verticalement dans les rainures chauffées
pratiquées dans les piliers.
Les trois travées de 175 pi (53 m), situées à l'endroit du chenal d'eau
profonde, étaient munies de poutrelles qui flottaient avec le courant et
qui étaient retenues aux piliers à l'aide d'un dispositif qui permettait
de les détacher au printemps pour permette la formation du chenal d'évacuation
de la glace.
Le dispositif servant à la manœuvre des poutrelles flottantes ou vannes
n'est plus fonctionnel et l'utilisation des poutrelles et des vannes comme
brise-glace n'est plus nécessaire en raison de l'utilisation de navires
brise-glaces. Cependant, la présence des nombreux piliers favorise
la formation hâtive du champ de glace couvrant le bassin de Laprairie et
protège les piliers du pont Champlain contre les dommages qui pourraient
être causés par les grosses pièces de glace qui prennent forme lors de
la débâcle printanière.
La SPFL participe à une étude sur la possibilité de transformer
l'estacade pour le transport en commun par SLR (système léger sur rail)
ou autobus.
D'avril à octobre, l'estacade est utilisée comme piste cyclable et sert
de lien entre la piste cyclable déjà existante à l'Île des Sœurs et
celle de la digue de la voie maritime. La piste cyclable est exploitée
par la Société du parc Jean-Drapeau.
En cas d'urgence, l'estacade est essentielle pour donner accès à la
digue lors de travaux effectués aux écluses de la voie maritime.
L'estacade permet également aux entrepreneurs travaillant pour la Société
d'avoir accès au pont Champlain pour l’exécution de travaux majeurs.

Transfert
de la gestion (2 décembre 1999)
La
gestion de l'estacade, autrefois appelée la jetée McKay, a été transférée
de Transports Canada à la société Les Ponts Jacques Cartier et
Champlain Incorporée aux termes de l'arrêté en conseil C.P. 1999-2136
daté du 2 décembre 1999.
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